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6 mars 2026Première générale / comment choisir la spécialité à abandonner ?

Voilà une question que beaucoup de familles se posent ou se poseront prochainement, et qui mérite une sérieuse réflexion.
En effet, contrairement à ce que pensent bon nombre de gens, le choix de la spécialité à abandonner doit faire partie de la stratégie globale mise en place par chacun, dans l’objectif d’optimiser ses chances d’admission en études supérieures.
Il est grand temps de prendre conscience de l’importance du « dossier » dans les candidatures aux formations supérieures, au risque d’aller au-devant de désillusions en cours de Terminale.
Et ce dossier se construit tout au long des 2 années de Première et de Terminale.

1er critère à considérer : les résultats du jeune dans chaque spécialité de Première.
Pour le BAC :
Les spécialités conservées en Terminale sont assorties d’un coefficient 16 chacune, contre 8 pour celle qui est abandonnée en fin de Première.
=> on comprend donc très vite l’importance d’être « bon » ou « très bon » dans ses spécialités de Terminale…
De plus, la note de bac attribuée à la spécialité abandonnée relèvera du contrôle continu et correspondra à la moyenne des 3 moyennes trimestrielles de Première.
Par contre, pour les 2 spécialités de Terminale, la note de bac sera exclusivement constituée de la note obtenue lors de l’épreuve finale de spécialité, courant juin.
Il semble donc judicieux de conserver les 2 spécialités dans lesquelles l’élève a les meilleurs résultats.

Pour les CANDIDATURES ET LES SELECTIONS :
Les formations supérieures seront TRES attentives aux résultats dans les matières de spécialités de Terminale, puisque c’est le jeune qui les a choisies.
Donc, même si ces matières ne sont pas les plus indiquées pour le projet du candidat, de très bons résultats pourront peut-être venir compenser.
=> Réfléchissez bien avant de conserver des spécialités dans lesquelles vous avez des faiblesses.
(En ce qui me concerne, je considère qu’avoir 11 de moyenne dans une spécialité est une « faiblesse » ; en tout cas incontestablement, ce n’est pas une force…)
Par ailleurs, attention à « l’effet lycée » : nous savons tous qu’une moyenne de 11 dans tel lycée correspond à 12,5-13 dans un autre.
Mais l’immense majorité des formations supérieures n’en tiendront pas compte.

2ème critère à considérer : le projet d’orientation, bien sûr.
Il y a des évidences :
Par exemple, pour viser une école d’ingénieurs, il est de loin préférable de conserver 2 sciences dont les Maths.
Pourtant, on vous dira, dans certaines écoles, que c’est « envisageable » avec l’option maths complémentaires.
Et même, certaines écoles commencent à recruter des profils « une science », certes. (Très peu de places restent ouvertes à ces profils, ce qui est absolument logique puisque les fondamentaux, au cours des années de cycle préparatoire reposent en grande partie sur les maths et les matières scientifiques.)
Mais incontestablement, vous limitez grandement vos chances d’intégrer une école d’ingénieurs si vous n’avez pas 2 spécialités scientifiques, bref vous prenez un gros risque…
Et il y a des pièges...
Par exemple, pour intégrer un institut d’orthophonie, il est conseillé de conserver la SVT (même si ce n’est pas indispensable), tout en ayant un très bon niveau en Français et de très bons résultats aux épreuves anticipées de Français.
Même si, en théorie, le choix des spécialités au lycée n’est pas déterminant pour l’accès aux formations supérieures, dans la pratique, le fait d’avoir des spécialités « adéquates » va considérablement aider *, ce qui est logique.
Il faut bien comprendre que, même si de nombreuses combinaisons de spécialités sont généralement possibles, certaines augmenteront considérablement vos chances d’intégrer (surtout si, en plus, vous y avez de bons résultats).
*Aider à intégrer la formation, et sûrement aussi aider à réussir dans la formation.

3ème critère à considérer : l’intérêt du jeune pour la matière
Ce critère doit, à mon sens, être relativisé par rapport aux critères n°2 et n°1, mais aussi par rapport à la stratégie globale.
En effet, si une spécialité est recommandée pour l’accès à une formation et que le lycéen a les capacités de la suivre correctement bien sûr, il me semble dommage de l’écarter juste parce qu’on « n’aime pas » le professeur.
Chaque année, au moment de candidater sur Parcoursup, je vois des jeunes qui regrettent leur choix de fin de Première…

Bien sûr, on conçoit moins facilement de travailler quelque chose que l’on n’aime pas ou peu. Tout dépendra donc de la motivation de l’élève, de son projet, de sa détermination à y arriver.
Pour terminer :
Et surtout, dans le cadre de la stratégie évoquée, n’oubliez pas le rôle que peuvent jouer les options de Terminale.
Je vous en reparle dans un prochain article.





